Dévoluy
France
2012

Grande Tête de l'Obiou


25. 8. 2012

Aditya Zutshi, Peter Schrammel, (Fred Nouguier)

Temps

des nuages bas balayés par un vent du nord fort

Intérêt

******: Le sommet de tous les superlatifs des Alpes calcaires françaises...

Itinéraire

Pellafol/Chalet de Baumes, 1562m - Col de l'Obiou, 2464m - Grande Tête de l'Obiou, 2789m - Col de l'Obiou - Chalet de Baumes

Dénivelé

1397m

Distance

12km

Horaire

5 1/4h (2 1/4 + 1 + 2/3 + 1 1/3)

Endurance

F

Difficulté

I: Pas du Vallon 0+, vers le Col de l'Obiou: traversée sur les dalles déversantes et escalier de géant couvert des cailloux 0+ à I-; la cravate: des dalles déversantes un peu glissantes I (moins difficile à la montée), puis plusieurs passages jusqu'à I-

Danger

6: Pas du Vallon 4, début de la traversée vers le col 4 avec quelques mètres 5, puis 3-4; la cravate 6 sur 50m, puis 4-5; sommet !

Fréquentation

d: le plus grand danger

Commentaires

très délicat en conditions mouillées ! casque conseillée

Récit

Aditya n'était pas content de petites randos comme le Moucherotte. Du coup je proposai l'Obiou, montagne fascinante depuis les premiers jours de mon arrivée à Grenoble. Je louai une voiture pour une journée, même si le prix était impertinent. Fred voulait joindre et proposait à faire la variante par les Chatières. On n'était pas sûr si on eût besoin, donc on prit le matériel basique de l'escalade juste en cas. On n'avait pas un troisième casque pourtant, mais j'avais encore un vieux casque de vélo. Je cherchai la voiture samedi soir et puis on prit quelques bières aux Frères Berthom avec Aditya et Georg. Aditya prit toujours la bière la plus forte. À 6h je cherchai Aditya à la Huille Blanche. Je l'appelai - bien sûr il eut une panne de reveil. Du coup je cherchai Fred d'abord. Puis Aditya avait encore oublié sa bouteille. Finalement on partit à 6h30. Le temps avait l'air assez mauvais. Il y avait des nuages gris partout. Le long du Beaumont on n'avait pas de vue vers la montagne. Pendant la montée sur la route forestière Aditya avait des maux. J'arrêtai une fois pour calmer son estomac. Vers 8h on arriva au parking. Il y avait déjà une dizaine de voitures. Quelques-uns avait passé la nuit sur le parking. Des gros nuages firent pressés contre la montagne par un vent tempétueux du nord-ouest. Le sommet était visible et encore plus impressionnant dans la lumière du matin. On partit assez vite battant le vent extrême sur la crête vers le Pas du Vallon. Le froid se sentit de 20°C, mais amélioration était prévue en cours de journée. On acceda la large combe plate par le Pas de Vallon. Là, il y avait plusieurs sentes. On prit celle indiquée sur la carte IGN qui contourne la dépression par le nord. Le temps n'était toujours pas trop encourageant. On mit les casques avant attaquer la montée raide en lacets pour gagner la grande traversée au-dessus des pentes rocheuses. Entre-temps Aditya avait regagné ses forces, par contre Fred était saisi par des mauvais souvenirs en vue de la traversée et il n'ètait plus convaincu de faire le sommet. Donc, je lui donnai les clés de la voiture, où on irait se retrouver. Je continuai avec Aditya. Il fallait faire gaffe sur un court passage des dalles déversantes. Le fond de la combe était plus raide mais moins exposé. Néanmoins le danger de chutes de pierre était evident. Après 10h30 on arriva au col. On observa un groupe passant par les failles étroites des Chatières. Aditya voulait tout d'abord faire une pause. La vue était dégagée maintenant et il n'y avait pas de vent côté sud, mais des nuages denses au nord. On profita de la vue sur les vallées du Dévoluy et le Pic de Bure. Puis on s'attaqua à la voie normale, le choix plus sage à mon avis. Après une petite montée dans un pierrier, il nous fallait franchir le passage-clé : de l'escalade sur quatre pattes sur des dalles déversantes et assez glissantes. On ne se rendit compte qu'à la descente que ce passage est extrêmement aérien et infranchissable par temps de pluie. On continue la longue traversée pas très exposée montant et descendante sous des toits rocheux énormes. Tout à coup, on se trouva de nouveau dans les nuages au début de la montée dans les cailloux de la pente sommitale. Aditya était un peu découragé, mais soudainement en vue des pylônes marquant le sommet, la vue dégagea tout autour. On se trouva au-dessus de la mer de nuages déferlant contre la face nord-ouest. Il était peu après midi. La montée était tranquile pour moi, même si je portais la corde dans mon sac pour rien. Aditya était au comble du bonheur. On profita de la vue incroyable dans l'énorme face nord, à travers du Plateau de Matheysine sous les nuages on voyait le Taillefer, les Grandes Rousses et toute la chaîne de sommets des Écrins et Dévoluy. Les eaux turquoises du Lac de Sautet luisaient plus que 2000m plus bas. Les abris étaient tous occupés, donc on prit d'abord des photos, puis on déménagea à un abri indispensable ce jour-là. C'était la première fois que j'enlevai les gants depuis le parking. Après 13h on descendit. Il fallait faire gaffe tout le long, surtout dans le grand amphithéâtre au-dessous du col pour ne pas envoyer des cailloux. On observa un groupe qui fit la traversée pour voir l'entrée de la grotte. Du coup on fit ce petit detour aussi. Après la traversée on prit la descente directe dans un pierrier pour joindre le sentier bien visible d'en haut.J'appris à Aditya comment skier dans les cailloux. On regarda pour trouver Fred qui faisait probablement un petit somme au soleil, mais on ne le voyait pas. Donc on continua la descente rapidement et arriva à 15h30 à la voiture. En fait Fred faisait un somme, mais dans la voiture. Rentré à Grenoble, je déposai les amis et rendis la voiture avant 18h.


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