Matheysine
France
2011

Le Taillefer


9. 4. 2011

Lacramioara Astefanoaei, Eugen Zalinescu et Peter Schrammel

Temps

dégagé, 15° sur 2000m, 0° sur 4200m

Intérêt

*****: La montagne la plus haute visible depuis la plaine Grenobloise : vaste et grandiose

Itinéraire

La Morte/route du Poursollet, 1616m - Pas de la Mine, 2447m - Le Taillefer, 2857m - Pas de la Mine - La Morte

Dénivelé

1439m

Distance

16km

Horaire

6h (2 + 1 1/2 + 1 + 1 1/2)

Endurance

F: C'est long!

Difficulté

0+: Pas de la Mine : traversée d'une pente à 45° : sans difficulté si déneigé, sinon crampons obligatoires, piolet utile; quelques passages mixte sur l'Arête de Brouffier

Danger

4: Pas de la Mine 3, Arête de Brouffier souvent 4

Fréquentation

d: grande montagne, grande affluence...

Récit

La sortie au Dôme de Miage était annulée, donc je pouvais joindre Lacramoara et Eugen pour le Taillefer. On craignit des températures estivales inhabituelles. Donc je proposai de le faire en boucle par la combe nord et descendre par la crête de Brouffier. De toute façon il fallait démarrer tôt pour éviter le risque de coulées l'après-midi. Eugen me prit à 5h et on alla par Vizille à la Morte. Dans l'idéal on pourrait monter jusqu'au Lac de Poursollet, mais déjà avant la 4ème épingle on atteignit le parking obligatoire à cause des résidus de neige. Déjà deux voitures étaient garées là. La nuit faisait toute noire. Il n'avait pas de sens de monter par la face nord, parce que ça prendrait trop de temps. À 6h15 on monta sous la lumière des frontales. On rencontra un couple skieur. On remarqua qu'on avait pris le mauvais chemin. Donc on monta directement dans la forêt, mais il n'y avait pas mal de neige pourrie, dans laquelle on s'enfonça profondément. Ayant sorti de la forêt on prit un ravin léger à droite qui était déneigé. On croisa le sentier d'été et essaya de le prendre, mais il la neige était trop pourrie. Lacramoara et Eugen se mirent les guêtres. On savait qu'on n'était pas si loin, donc on l'essaya tout droit pour atteindre la crête de Brouffier. On suivit ce replat énorme et déneigé jusqu'au point le plus haut pour contourner la neige et après on traversa vers le Pas de la Mine. Les premiers rayons de soleil touchèrent aux sommets du Vercors, quand la Chartreuse était déjà au plein soleil. Là la neige tenait plus ou moins bien et la pente devint de plus en plus raide. Je me mis les crampons. Les skieurs nous rattrapèrent de l'arrière. Le pas n'est pas énormément raide ou exposé et avec les crampons il ne posait aucun problème. Il serait plutôt impossible dans la poudreuse légère de le franchir. Les deux mettaient un peu de temps pour passer. Il était déjà vers 9h. On continua sur l'arête à la Croix du Sergent Pinelli. La neige côté nord portait bien, tandis que côté sud elle était déjà assez profonde. L'arête est parfois étroite et rocheuse avec des pentes raides et rocheuse vers le nord. La pente est moins menaçante vers le sud. On descendit au grand replat sous le sommet et monta directement au sommet où les skieurs passait en conversions. À 10h30 on arriva à la statue de St-Eloi, patron des forgerons, qui domine le vaste plateau sommital au lieu d'une croix. Le panorama était l'un des plus grandiose jamais vu : la ville de Grenoble, Chartreuse, Belledonne, Mont Blanc, Grandes Rousses, Aiguilles d'Arves, tout le massif des Écrins tout proche, Grand Armet, Dévoluy et Vercors. Les skieurs arrivèrent peu après. On déjeuna vite et après 11h on attaqua la descente. Cette fois on prit les lacets pour descendre le ressaut sommital. On suivit le chemin de montée sur la crête. La neige était un peu plus dégradée entretemps. Après le Pas de la Mine la neige était complètement pourrie. On nagea à travers d'un océan à quatre pattes d'une île à l'autre, sinon toute la jambe s'enfonça. Arrivé sur la crête on s'enleva les crampons et on prit une petite sieste en face des falaises de l'Arête du Brouffier observant un groupe montant en raquettes. On continua en rejoignant le sentier. Plus bas il fallait encore traverser le champ de neige où on fit demi-tour ce matin-là. En se mouilla complètement, mais il faisait tellement chaud que nos pantalons séchèrent jusqu'à l'arrivée à la voiture. On rentra à Grenoble après 16h.


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