Écrins
France
2011

Grun de St-Maurice


6. 5. 2011

Lacramioara Astefanoaei, Eugen Zalinescu, Peter Schrammel

Temps

ensoleillé, des nuages en altitude, 10° sur 2000m, 0° sur 3500m

Intérêt

****: Sommet engagé du contrefort ouest des Écrins qui offre un panorama grandios

Itinéraire

Col de l'Esparcelet, route 1521m - Col de Prentiq, 2476m - Grun de St-Maurice, 2775m - Col de Prentiq - Col de l'Esparcelet

Dénivelé

1297m

Distance

14km

Horaire

6h (2 1/2 + 1 + 1 + 1 1/2)

Endurance

F: La combe est interminable...

Difficulté

I+, B/II, névé <45°: jusqu'au Col de Prentiq: rocher 0+/névé <37° sur 30m; couloir sud-ouest: névé 40-45° sur 150m (crampons et piolet obligatoires) avec une variante sur rocher pour contourner le passage le plus raide: chaîne B/II, puis I; crête rocheuse au sommet: au début I+ (spits), puis I-

Danger

5: jusqu'au Col de Prentiq 2; couloir sud-ouest 4, crête sommitale 5

Fréquentation

b: personne, sauf sur le sentier découverte en bas

Récit

Le copin de ma collègue Lacramoara, Eugen, leur rendait visite à Grenoble. Je proposai le Pic Coolidge sur deux jours ou le Grun de St-Maurice. Comme la prévision pour dimanche était incertaine, on choisit le dernier. Ils passèrent chez moi à 7h15. On alla par La Mûre et Corps vers St-Firmin. Peu avant la bifurcation la police nous fit descendre sur un parking. Apparemment ils cherchèrent quelqu'un, pas nous. On continua vers le Col de l'Esparzelet. D'après Préaux on emmena une femme âgée, qui voulut se promener au Col de Vachers. On gara juste avant la bifurcation. On partit à 8h45. On ne prit pas le bon chemin au début, parce que j'attendais la bifurcation plus tard. Du coup on dut monter directement 50m dans les herbes pour joindre le sentier traversant vers la Combe de Prentiq. Sur le sentier de découverte on rencontra un groupe de cueilleurs, après, plus personne toute la journée. Un bon sentier en larges lacets montait dans la combe large. On aurait même pu bien monter en VTT jusqu'à 2000m. Plus haut on traversa souvent les éboulis et les champs de neige se densifièrent. La neige portait bien dans les pentes, mais mal sur les replats. Donc on monta en raccourcissant les lacets pour éviter la neige. Finalement on traversa le couloir sud-ouest bien rempli de neige pour joindre le Col de Prentiq. Il y avait quelques nuages autour du sommet, mais la visibilité était excellente vers le Vercors et Dévoluy. On jeta un oeil dans le superbe couloir sud-ouest descendant vers l'Esparcelet. Il était déjà après 11h. On monta encore 150m sur sol sec. Puis on mit les crampons et continua vers l'étroiture du couloir. Là je vis une chaîne pour le chemin d'été qui passe à côté du couloir glacé. Je décidai de monter par ce chemin, mais en fait il était plus pénible avec les crampons sur les dalles que dans le couloir qui ne dépasse pas les 45° sur ce passage le plus raide. On suivit le couloir direct jusqu'au sommet sud. Il était 12h30. Je regardai les impressionnants à-pics vers les combes sud et est. Le passage au sommet par une arête semblait assez difficile. Lacramoara et Eugen arrivèrent peu plus tard. On déjeuna décidant qu'on alla attaquer les derniers mètres à la croix abîmée sur le sommet principal. Les premiers 20m sur la crête était un peu délicats et exposés, mais après c'était assez facile. Depuis là on avait aussi une vue dans la vaste combe nord, le panorama des Écrins du Rochail par le géant Olan jusqu'au Vieux Chaillol, et la vallée de Valgaudemar 2000m plus bas. Les plus hauts sommets, la Meije et la Barre des Écrins se cachaient malheureusement dans les nuages. On se mit à 13h20 d'escalader l'arête pour remettre les crampons et descendre par le couloir en s'épargnant la chaîne cette fois. Le couloir devrait être génial pour descendre en ski : le passage bas entre les falaises est vraiment impressionnant ! Eugen assura Lacramoara en corde. On prit plus qu'une heure pour descendre jusqu'au col. Après c'alla plus vite. Eugen et moi prirent la descente directe en glissant sur la neige. Je dessinai quelques jolis virages dans la pente en skis courts (30cm) jusqu'au premier replat où j'enfonçai jusqu'aux fesses. Lacramoara aussi l'essaya, mais elle abandonna après quelques atterrissages aux fesses. Puis on descendit plus ou moins sur le chemin de montée selon les conditions de neige. Vers 16h30 on arriva à la voiture. On rentra par Aspres à Corps, où on prit encore une petite bière dans l'auberge avant de rentrer à Grenoble.


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