Belledonne
France
2011

Dent du Pra


4. 2. 2011

Georg Haberfehlner, Yannick Hennequin, Peter Schrammel

Temps

dégagé, température printanières

Intérêt

*****: Magnifique boucle très variée avec ses difficultés et plaisirs

Itinéraire

Parking Prabert, 1074m - Habert d'Aiguebelle, 1738m - Col de l'Aigleton, 2266m - Dent du Pra, 2623m - Combe des Chaumes, 1680m - Pas de la Coche, 1989m - Habert d'Aiguebelle - Parking Prabert

Dénivelé

1919m

Distance

20km

Horaire

5 3/4h (1 1/2 + 1 1/4 + 1 + 1/2 + 3/4 + 1/4 + 1/2)

Endurance

H: Déjà la montée jusqu'au habert est plus qu'un rechauffement...

Difficulté

III: au Col de l'Aigleton <31°, après le col couloir 40-43° sur 70m, 2ème ressaut 38° sur 60m, avant le sommet <37°; descente dans la combe sud <34°, quelques passage jusqu'á 36°; montée au Pas de la Coche <30°, sauf la variante par la butte à l'est du col 38° sur 70m; descente du Pas de la Coche 36-38° quelques variantes jusqu'a 40°

Danger

4: 2ème ressaut après le Col de l'Aigleton pente suspendue 4, dernier 50m au sommet pente suspendue 4, sommet!

Fréquentation

c: sommet où mènent au moins 5 voies de montée tous azimuts

Récit

Ce weekend un fort redoux était annoncé. Il n'y avait pas de chute de neige depuis 5 semaines. Donc on voulait au moins attraper une dernière belle moquette avant la neige partait complètement. Pour ne pas aller trop loin en voiture, Georg et moi choisîmes la Dent du Pra avec la descente dans la combe sud. À 9h on arriva au parking 300m après Prabert. Il y avait déjà une vingtaine de voitures. Georg et Yannick avaient fait le Cime de la Jasse dimanche passé, donc ils connaissaient déjà les conditions et la longueur de la montée : il faillait porter presque 2km avant que la couche de neige sur la route fût suffisamment continue. Au bout de la route on suivit es traces du ski-cross qui nous attendait pour la descente. Enfin on atteignit le bas de la combe large. Il faisait assez chaud. Peu après le parking on avait déjà tout enlevé sauf le T-shirt. Il y avait un labyrinthe des traces : pas facile de choisir la meilleure pour la montée vers le Col de l'Aigleton. Après un long passage plat il me fallait ralentir un peu. La neige était assez dense et dure mais un peu dégelée à la surface. Arrivé au col, la vue était ouverte vers le sud. Il était déjà 11h45. On mangea un petit peu. On observa les caravanes montants à la Belle Étoile, tandis qu'à part de nous, il n'y avait que 3 autres qu'ils avait pris le même chemin à la Dent du Pra. Les passages un peu plus exigeants commençaient. Avant le premier couloir je pensai à mettre les couteaux, mais il y avait déjà 10cm de moquette et les carres s'accrochaient bien. Après une traversée et un deuxième ressaut, il devenait un peu plus dure et je sentais assez mes jambes. Il ne manquait qu'une traversée et un dernier passage raide au sommet. Au début de la traversée je sortis mes couteaux : il y avait 10cm de neige soufflée sur un fond glacé. Puis je montai en conversions étroites pour franchir la crête qui était un peu exposé au début. 30m plus tard j'arrivai au sommet peu avant 13h. Le panorama était magnifique : la Chartreuse était presque sans neige du tout, les Bauges pareil, la Belledonne s'étendait aux deux côtés, l'Étendard au sud-est et quelques sommets des Écrins au fond. Yannick, qui était arrivé au sommet longtemps avant moi, se plaignait qu'il n'avait pas assez de force ce jour-là. Après 13h30 on avança vers le Col du Vouteret et descendit le long de la combe en prenant en peu plus vers l'est en traversant les traces de montée vers le Pic de la Belle Étoile. Finalement après un canyon on alla plus à gauche pour descendre vers le confluent de deux ruisseaux. On remit les peaux, traversa les ruisseaux et suivit les traces vers le Pas de la Coche. Après une longue traversée on remarqua qu'on avait attrapé des traces trop hautes, qui ne montaient pas au fond de la combe, mais plus nord-est. Il semblait plus facile de continuer quand même, même s'il fallait franchir une butte par une pente assez raide où la neige était déjà assez chauffée. Après 15h nous arrivâmes au col. On prit une sieste d'un moins un quart d'heure au soleil avec vue vers le Roussiou et l'Étendard. La neige était un peu pourrie vers le Habert d'Aiguebelle, parce que la surface avait déjà commencée à regeler. On suivit les traces de descente au-dessus de la trace de montée pour éviter les remontées. Puis on descendit rapidement en ski-cross et plus doucement sur la route pour freiner sans trop toucher la caillasse avant les fins des bouts d'enneigement. Vers 16h30 on arriva au parking.


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