Chartreuse
France
2010

La Scia


4. 12. 2010

Georg Haberfehlner, Yannick Hennequin, Peter Schrammel

Temps

couvert, redoux (+10° en quelques heures), vent à 60-80km/h

Intérêt

*: sans interêt à cause des conditions de météo

Itinéraire

Perquelin, 970m - versant est de la Scia, 1650m - Perquelin

Dénivelé

688m

Distance

8km

Horaire

1 3/4h (1 1/4 + 1/2)

Endurance

C: pour promener le materiel

Difficulté

I-II: <25°; pente sommitale de la Scia 36°

Danger

2

Fréquentation

c

Commentaires

risque d'avalanche 3-4: les versants ouest complètement dégarnis; les versants est chargés avec jusqu'à 1m de neige transportée

Récit

Après une journée superbe de hors piste aux Deux Alpes samedi un redoux était annoncé pour dimanche après-midi. On voulait bouger un petit peu, pour ça on alla par le Col de Porte à Perquelin. Juste avant le parking on rencontra un homme dont la voiture se trouva coincé avec deux roues dans le fossé plein de boue. On essaya pousser, mais ses pneus lisses patinaient même sur les vêtements qu'on mis dessous. Puis Yannick la tira avec une corde d'escalade attaché à la boucle de fermeture du coffre - enfin ça alla ! Le parking était plein de voitures. Finalement on partit à 10h40. On monta doucement le long d'un ruisseau sur une piste forestière. Plusieurs fois il fallait traverser des petits ruisseaux. On rencontra des gens descendants, qui disaient qu'il aviat trop de vent en altitude et ça ne valait même pas le coup de continuer; ils eurent rebroussé chemin à la limite de forêt. On continua quand même et de plus en plus on se rendait compte du vent : la neige était soufflée des arbres et un gros nuage de neige soufflée s'élevait de la pente complètement degarnie des Lances de Malissard. Démotivés on suivit les traces vers la Scia. Vers la sortie de la forêt la trace s'arrêta : pour moi la raison était évidente, la pente semblait vachement chargée de la neige transportée. Yannick voulait quand même faire le sommet. On fait il aurait fallu faire demi-tour déjà là. De toute façon Georg et moi ne voulions pas monter dans la pente ouverte trop dangereuse. Donc on essaya dans la forêt plus nord. Georg traça, on s'arrêta plusieurs fois, parce que c'était sans espoir : il y avait trop de neige, trop dense, parfaite pour une grosse plaque. On réussit convaincre Yannick que c'était vraiment beaucoup trop dangereux et on enleva les peaux. Sur les premiers 10m de la descente où la pente était >30° je fit tout de suite partir une petite plaque de 3x2x0.3m. On descendit rapidement à côté des traces de montée puis suivant le grand ski-cross jusqu'à la voiture. Après 13h on mangeait à la voiture, quand il commença presque à pleuvoir. Un groupe arriva et à notre surprise Guillaume en faisait partie, un ancien coloc de Yannick. Pendant qu'on caquetait une voiture avec deux femmes et leurs bébés arriva qui cherchèrent leurs maris pas encore rentrés. Le soir dans les infos on entendit : trois morts par une petite plaque dans la pente est de la Pravouta, mais apparemment pas ceux que les femmes cherchaient.


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