Matheysine
France
2010

Le Coiro


20. 8. 2010 - 21. 8. 2010

Fréd Nouguier, Peter Schrammel

Temps

dégagé, sauf l' après-midi de la 1ère journée temporairement nuageux, 30-35° pendant la journée, ~5° la nuit

Intérêt

*****: Des beaux sentiers à un sommet qui vaut être gravi

Itinéraire

1er jour: Entraigues/Les Doras, 861m - Cabane de l'Infernet, 1724m - Rocher du Vallon, 2551m, 2578m - Cabane de l'Infernet - replat Pierre Luminet, 2160m; 2ème jour: replat Pierre Luminet - Col du Coiro, 2546m - Le Coiro, 2607m - Rocher de Barioz, 2545m - Col de la Pierre Luminet, 2213m - Cabane de la Dreyre, 1570m - Valbonnais, 785m

Hébergements

replat d'une ancienne cabane sous la Pierre Luminet, 2160m

Dénivelé

+2727/-2803m (1er jour: +2220/-921; 2ème jour: +507/-1882)

Distance

34km (1er jour: 19; 2ème jour: 15)

Horaire

13 1/4h (1er jour: 7 1/2 (2 1/4 + 2 1/2 + 1 1/2 + 1 1/4); 2ème jour: 5 3/4 (1 1/4 + 1/4 + 1/2 + 3/4 + 1 1/4 + 1 3/4))

Endurance

HE: Sans détour ça se fait aussi en une journée.

Difficulté

II-: à la crête du Rocher du Vallon pentes herbeuses, quelques marches sélon le chemin choisi jusqu'à I; traversée au Col du Coiro une marche 0+; Coiro: fissure large dans une dalle peu inclinée I-, montée dans le premier ravin (cairn) quelques marches I- à I, une marche haute I+, variante 2ème ravin: une marche haute II-, après I à I+; descente du Col de la Pierre Luminet quelques passages où le sentier est un peu abîmé 0+

Danger

5: jusqu'à la Cabane de l'Infernet 2; Pierre Luminet: des passages 3; au Rocher du Vallon 3, sur la crête par endroit 4, sommets des aiguilles! au Col du Coiro 4; Coiro: 5; Rocher de Barioz: 3-4; traversée au Col de la Pierre Luminet sentier large dans la falaise 4-5, après 4, plus bas dans la forêt 2-3, quelques traversées 3-4!

Fréquentation

c: fête familiale des ouvriers de l'ONF à la Cabane de l'Infernet, des VTTistes à la Pierre Luminet, une dixaine d'autres randonneurs et cueilleurs de champignons

Commentaires

chemin montant le versant sud-est du Vallon de la Dreyre hors service

Récit

Un weekend magnifique était prévu. Fred me proposa une rando de deux jours en Valbonnais. On se retrouva à 7h30 à la gare pour prendre la Transisère à la Mure, où on chercha la correspondance par Valbonnais et Entraigues au Périer. On descendit aux Doras à 9h45 et commença à monter avec nos sac lourds qui contenaient la bouffe pour 2 jours, les matelas, les sacs de couchage. On n'avait pas pris de tente, parce qu'on voulait dormir à la cabane ONF de l'Infernet. Le sentier était un peu dégradé au début, mais après il montait en jolis lacets dans la forêt. On rencontra un cueilleur de champignons qui descendit dans la forêt avec des vieux arbres impressionnants. C'était étrange qu'il y avait partout des crottins de cheval le long du chemin. En sortant de la forêt on cueillit des myrtilles des arbrisseaux qui couvrent ce vallon sauvage comme un tapis. On suivit le chemin à droite pour atteindre la cabane. Il y avait plein de gens devant. On rentra dans la clôture et les gens nous expliquèrent que la cabane était fermée à cause de travaux ONF - apparemment les ouvriers profitaient d'un week-end avec famille qu'ils avaient monté avec deux chiens et un âne - pour ça les crottins. On demanda si on pourrait se mettre devant la cabane la nuit. Ils affirmèrent grognons, un peu embêtés qu'on dérangeait leur grillade. On mangea et vers 13h on partit pour monter au Rocher du Vallon. On laissa les choses dont on n'aurait pas besoin à la cabane. On traversa le fond plat de la combe et on prit une sente qui se perdait à mi-chemin pour joindre le GR. Des bizarres nuages apparaissaient derrière le Rocher de Barioz et après aussi sur la Tête d'Ermite. Arrivé aux ruines de la Pierre Luminet on se retrouva presque dans les nuages. Les cabanes délabrées de l'alpage étaient remplacées par des containers de chantier - pas très jolis ! Cinq VTTistes se reposaient dans le pré. Ils étaient montés côté Valbonnais et attendaient la descente incroyablement chouette vers le Périer. Deux lacets plus haut on traversa les éboulis et monta vers la pyramide marquante sur la crête. On pouvait choisir entre plusieurs chemins de la terre glissante à l'escalade facile. Malheureusement on était toujours dans le brouillard. On traversa la crête derrière la pyramide et monta au point le plus haut avec des falaises abruptes vers le nord. Le temps semblait s'améliorer, donc on continua sur la crête au Rocher du Vallon qui est selon Fred les trois petits pics vers la Tête d'Ermite. Fred voulait jeter un oeil dans les couloirs, mais on vit rien. Quand il voulait déjà descendre, soudainement il s'éclaira pour 5 minutes et on vit le vallon Guillaume et le couloir Peroux, des buts intéressants en hiver. On fit des photos sur les petits pics de gneiss spectaculaire avant descendre tout droit dans le pierrier, par endroit couvert par un tapis de joubarbe. On rejoignit le GR. Déjà pendant la montée on avait repéré deux places propices pour passer la nuit, parce qu'on voulait de toute façon éviter ses ouvriers peu accueillants de la cabane. Mais d'abord il fallait descendre et chercher nos affaires. À 18h on arriva à la cabane et 10 minutes plus tard on remonta le même chemin à un replat sous la Pierre Luminet où il semblait d'avoir été une cabane autrefois. Un petit ruisseau coulait à 25m pour remplir les bouteilles. Je cuisit une soupe et du thé chaud. Même s'il faisait 30° à midi, après le soleil s'était couché derrière le Rocher de Barioz, il devint vite assez froid. Le ciel se dégageait complètement. On profitait de la vue vers la Meije, la Roche de la Muzelle et l'Olan. C'était la première fois que je dormirais à la belle étoile et j'espérais que les moutons dans les versants autour de nous se coucheraient aussi. Mais soudainement on entendit des cloches à toute proximité. J'allumai la frontale et il y avait une foule des moutons à 15m de nous. On les chassa et ils se dispersèrent dans les hauteurs de la combe. Il ne faisait pas extrêmement froid, mais quand même certainement sous 5°. Un vent léger se levait au milieu de la nuit et je fermai le sus-sac. Par la suite je dormis assez bien jusqu'à 6h30. Je regardai et la pyramide marquante du Rocher de Barioz était déjà en plein soleil. Les rayons du soleil touchaient petit à petit les pics de la crête autour de la combe avant que le soleil se leva derrière la Meije. On chauffa du thé, sécha les sacs de couchage dans le soleil et rangea les choses dans nos sacs à dos. On partit après 7h30 à la Pierre Luminet et déposa de nouveau les choses inutiles pour le sommet dans la ruine. On monta le GR, qui était en train de maintenance. Des barreaux neufs étaient placés pour former le chemin et retenir la caillasse. La traversée vers le Col de Coiro est artificiellement creusée dans la falaise et un peu aérienne. Il y a trois sommets de Coiro qui ont plus ou moins la même hauteur. Le sommet ouest est le plus joli, mais il semble inatteignable. Arrivé au col on s'aperçut qu'en fait il ne manque que 50m au sommet. Je repérai un sentier au nord de la crête. Après un passage sur une dalle il y a deux possibilités : joindre toute de suite à la crête par un ravin assez glissant, ou plus tard par le ravin après. Je pris le deuxième, mais il était aussi glissant. Il fallait sorti par un gradin sur la pente herbeuse et continuer en escalade facile sur la crête pour rejoindre le sentier cairné, puis sans difficulté au sommet. Fred disait qu'il n'irait pas suivre et rester en bas. À 10h je profitai du panorama : Dévoluy, Trièves, Vercors, tout le massif jusqu'au Taillefer, vallon de Rif Bruyant, les Écrins, et des montagnes beaucoup plus au sud. Je mangeai quand Fred arriva finalement aussi. Peu plus tard un groupe commençait aussi de gravir le sommet pendant qu'on descendit. On prit le sentier cairné avec un gradin assez haut et une petite remontée pour franchir la crête et descendre le passage glissant. Fred voulait aussi voir le Rocher de Barioz, donc on retourna sur le GR et suivit la crête facile au point le plus sud. Depuis là-bas on avait aussi la vue vers les Grandes Rousses. On fit la sieste jusqu'à 12h30. On descendit pour chercher nos affaires et traversa le chemin creusé, qui et large mais exposé au col Pierre Luminet. Le sentier qui suit est assez impressionnant vu qu'il faudrait monter son VTT par ces lacets exposés. Arrivé au pied des falaises et quelques lacets on prit le GR par la Cabane de la Dreye parce que le sentier par les Fontanelles était abandonné. Concernant une possible montée en VTT beaucoup il faut dire qu'il y a beaucoup de passages qui sont juste un peu trop raide pour pédaler. La descente était assez longuette même si sur des chemins agréables. Mais un manquait un peu de vue dans la forêt. Arrivé à Valbonnais à 16h15 il faisait assez chaud. On prit une glace, une bière et à 17h30 le bus qui passe par les impressionnants viaducs enjambant les gorges de l'ancien chemin de fer de la Mure à Corps. J'arrivai chez moi après 20h et pas de question que je dormis bien.


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