Dévoluy
France
2009

Vallons de Charnier et des Aiguilles


21. 8. 2009 - 22. 8. 2009

Vanessa Bourdin, Caroline Sithi, Stéphane, Guillaume, Peter Schrammel

Temps

ensoleillé, quelques nuages

Intérêt

*****: Jolie boucle en traversant la crête de l'Obiou deux fois par des cols et vallons merveilleux.

Itinéraire

1er jour: Lachaup, 1392m - Col de Charnier, 2103m - Tête des Vautes, 2188m - Col de Charnier - Lac du Louzon, 1927m - Col de la Croix, 1497m - Fontaine des Bœufs, 1424m - Col de la Croix - Saboyer, 1228m; 2ème jour: Saboyer - La Jarjatte, 1176m - Col des Aiguilles, 2003m - Col du Festre, 1442m - Lachaup

Hébergements

sous tente sur les prés à Saboyer

Dénivelé

1898m (1er jour: +998/-1162m; 2ème jour: +900/-736)

Distance

30km (1er jour: 14km; 2ème jour: 16km)

Horaire

10h (1er jour: 4 5/6h (2 1/2 + 1/6 + 1/12 + 1/4 + 1 + 1/6 + 1/6 + 1/2); 2ème jour: 5 1/6h (1/2 + 2 1/4 + 1 1/2 + 2/3))

Endurance

ED: mais il faut tenir compte des sacs à dos lourds

Difficulté

0: sans difficultés

Danger

4: descente au Col de la Croix pente raides 3-4, traversée de la Cascade de Saute Aure 4

Fréquentation

c

Récit

Vendredi soir, après Vanessa et Stéphane avaient fait des courses et Guillaume était arrivé, on discutait sur l'itinéraire: On allait faire deux boucles, une à deux jours et l'autre à 3 jours où plusieurs variantes seraient possibles. Samedi à 7h30 ils m'ont emmené et on a roulé par la Mûre à Agnières-en-Dévoluy, où nous avons réparti les victuailles pour la première boucle de Lachaup à travers du Col de Charnier à la Jarjatte et retour par le Col des Aiguilles pendant la deuxième journée. À 10h30 nous avons démarré doucement avec les bagages lourds. Le ciel était presque dégagé. On a fait une courte pause au Chourom-Clot, un gouffre comme une fissure de terre, qui est rempli de neige. Puis on redescend dans le Vallon de Charnier toujours avec une vue merveilleuse vers les flancs pierreux de la Tête de Vallon Pierra qui se dresse comme un volcan blanc au fond du vallon. On monte le long d'un tuyau noir qui mène de la Fontaine de Charnier en bas - mais il semble que cette source est tarie. Les nuages se levaient du coté ouest, pendant que nous déjeunions, la vue vers l'ouest se rendait de plus en plus dégagée. j'ai fait une facile montée à la Tête de Vautes avec Stéphane, où on observait quelques aigles. À 15h on a attaqué la descente pierreuse au Lac du Lauzon, qui était rétréci en étang marais. Guillaume avait une panne de sac à dos, qui s'était vite repérée à l'aide d'une ficelle. Il fallait remonter un petit peu pour descendre vers le Col de la Croix. En attendant aux filles, Guillaume, Stéphane et moi cherchaient de l'eau au Refuge, mais il nous faillait descendre jusqu'à la Fontaine des Bœufs. Nous nous sommes rafraîchis. Étant remontés les filles étaient déjà arrivées et on a continué la descente vers la plaine de la Jarjatte, où on a pris le premier pré plat pour mettre les tentes. j'ai traité les ampoules de Caro. Le soleil s'est couché tôt derrière la crête et il faisait assez froid. On s'est réchauffé des soupes avec ficelles et le magique Bolino. Après avoir médité sous un incroyable firmament, on s'est couché. Il ne durait qu'une demi-heure que j'ai entendu un bruissement en dehors, qui était tout à coup très proche. j'ai regardé à côté et je me trouvais face-à-face avec un renard glissé sous l'auvent. j'ai fait un bruit de sifflement et par réflexe je lui ai donné un petit coup au museau. Il s'est filé tout de suite, mais une minute plus tard il y avait le même bruit à la tente de Vanessa et Stéphane. Ils sont sortis et les ont vu ayant piqué un sac d'aliments qui se trouvait dans les sacs à dos rangé sous l'auvent. Et il s'est enfui. Après il était calme, mais vers le matin il y avait de nouveau un crissement près de moi - je me suis bougé et il s'est cassé. Dix seconds plus tard il était au côté de Caro, j'ai grondé et il s'est filé. Mais on ne remarquait que lors de lever, qu'il a piqué une chaussure de Caro! On commençait une recherche aux alentours des tentes jusqu'à 50m rayon, mais il n'y avait rien! Par contre on a trouvé un sac à poubelle déchiré et dispersé sur tout le champ. En plus les sandales de Vaness étaient transformées en tongs. On avait presque abandonné la recherche quand Guillaume a encore scruté la pente au-delà de la route forestière - et vraiment, il l'a trouvée, voire sans dommage! Après 9h on était finalement prêt à démarrer vers la Jarjatte pour laver les vaisselles et chercher de l'eau pour la journée. On a chargé les bouteilles à une fontaine, pris le petit-déjeuner et continué à 10h30 au début à l'ombre de la forêt, étant suivi par des nuages des mouches. Après, on est sorti en plein soleil et monté de pas à pas plus raide au col. Il faisait un petit peu moins beau que la veille. Étonnamment, Caro montait courageuse malgré ses talons ébranlés. Comme d'habitude, on a déjeuné abondamment à 13h et on a attaqué la descente vers 14h45. Ce vallon-là est plus large que l'autre. Caro s'est tordue une cheville, donc on a redoublé les bandages, pourtant la descente était un peu ralentie. En passant un passage un peu aérien, Guillaume constatait qu'il a du vertige. Puis nous sommes descendus par les prairies au Col du Festre et de là, par une piste les 4km restants à Lachaup, où on est arrivé à 18h. Alors, il fallait aller acheter du pain; on trouvait une petite épicerie à Agnières, mais il n'y avait plus rien, donc on est monté à la Joue de Loup, une colonie des appartements, où on trouve presque tout: une pâtisserie et un petit marché Sherpa. On a chargé la voiture du pain et des bières froides et écouté la météo pour les prochains jours: Une dégradation était prévue pour mardi, donc on a décidé d'attaquer le Pic de Bure déjà lundi et raccourcir la deuxième boucle à un jour. On a roulé en voiture par la Cluse et Montmaur aux Sauvas... (continuation Pic de Bure)


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