Chartreuse
France
2009

Chamechaude


25. 9. 2009

Marnes Hoff, Peter Schrammel

Temps

ensoleillé en hauteur, vallées couvertes, de plus en plus nuagé l'après-midi

Intérêt

*****: cheminement à la fois varié, interéssant et exhaustif au point cumulant du Massif de la Chartreuse

Itinéraire

Le-Sappey-en-Chartreuse, 1006m - Habert de Chamechaude, 1570m - Chamechaude, 2082m - Le Sommet du Jardin, 1820m - Cabane du Bachasson, 1595m - Habert de Chamechaude - Le-Sappey-en-Chartreuse

Dénivelé

1373m

Distance

15km

Horaire

6h (1 1/4 + 1 1/2 + 1 1/4 + 3/4 + 1/2 + 3/4)

Endurance

F

Difficulté

I, C-D/III+: Brèche Arnaud: entrée 0+ à I-, après des passages câblés (récemment renouvelé) avec deux cheminées à pic C-D/III+, reste au plus I-, A-B; gradin avant le sommet: marches scupltées, nouveau câble A; descente par le ravin 0; traversée en bas des falaises: 0+, penible; montée au sommet du Jardin: I, sangle: 0

Danger

5: Brèche Arnaud 4, sommet!, traversée sous falaises 4, jardin 5

Fréquentation

d: très populaire à partir du Col de la Porte

Commentaires

entrée du jardin directement après la sortie du ravin en descendant du sommet!

Récit

Le temps devait être variable ce samedi-là, mais dégagé en hauteur le matin. Je jugeait Marnes capable de gravir cette montagne et il voulait en faire partie. On a planifié prendre le Transisère au Sappey; Marnes avait proposé qu'on pourrait descendre en vélo, mais lorsqu'on s'est retrouvé à Notre-Dame-Musée le matin, la conductrice m'expliquait qu'emmener les vélo ne serait possible que dans les grands bus. Donc il fallait rejeter ce plan et enchaîner les vélos. Nous sommes parti à 8h15 du Sappey. On a pris un raccourci non voulu par un pâturage, mais après on est monté assez vite en conversant sur le travail par des pistes forestières et puis des chemins serpentants par la forêt au Habert de Chamechaude, une petite hutte de bergers. Les falaises de Chamechaude luisaient majestueusement à la lumière du matin. Après avoir pris quelques photos on a continu par le chemin non indiqué sur les pancartes suivant d'abord sur le côté droite de la croupe et après en lacets en haut d'un bec qui sert parfaitement comme belvédère. Puis ça continue plus raide en contournant les premières falaises par la droite et finalement en traversant au-dessus des lesdites à l'entrée de la brèche Arnaud dont on peut s'émerveiller depuis le Habert. Le premier passage d'escalade est assez facile mais avec des pas très étroits, puis on atteint le fond du ravin. J'ai emprunté mon baudrier et matériel de via ferrata à Marnes, qui n'a jamais fait un chemin comme lequel qui suivait. Tout récemment recâblée la montée consiste en deux fois 4 à 5 mètres à pic connectés par des passages faciles. Marnes a bien grimpé le premier où il fallait vraiment de la force de bras; malheureusement il s'est pincé par le câble - une blessure qu'il fallait traiter. Entre-temps un homme seul âgé nous avait rejoint et dépassé avant le passage de sortie en cheminée assez étroite. En attendant Marnes j'ai causé avec ce randonneur qui était prof de physique à la fac. Il nous restait encore la traversée de la pente sommitale qui longe les falaises vers la fin. Un petit saut facile et câblé nous permettait atteindre le sommet à 11h30, où on retrouvait le prof qui nous expliquait le raccourci par le canyon vers le chemin du Jardin. De plus en plus les gens radinaient en montant à partir du Col de Porte. La vue devrait être fantastique s'il n'y avait pas de nuages qui s'empilaient derrière et au-dessus de la Belledonne; la couverture nuageuse de la Vallée du Grésivaudan restait en bas sauf quelques roulettes ouatées qui semblaient se tourner sur la Crête de St-Eynard. Nous y restions jusqu'à 12h45. On a pris le chemin tout droit vers l'ouest qui mène par un ravin large de forme "S" en bas, mais on est descendu trop. Lorsque j'ai vu le sangle du Jardin que je reconnaissait à cause d'une photo dans mon guide en haut des falaises, j'ai savait que nous avons raté le chemin. Donc on est remonté, où on a trouvé une balise qui nous menait à nulle part. Remonter encore plus? J'avais des doutes que ce qu'on avait vu était vraiment le sangle. Donc j'ai décidé de suivre le chemin douteux, où on a trouvé deux gars qui cherchaient aussi le chemin. On a continué même si j'étais sûr que celui-là n'était pas le bon chemin. Finalement, même, il arrêtait et il nous fallait traverser trois ravins sans chemin, qui était pas mal délicat. Mais soudainement je vu des gens au-dessus où on a retrouvé au fait le sentier du Jardin mais avant l'entrée opposée. Tout d'abord il nous fallait se reposer un petit peu après ce tronçon épuisant. Moi, j'étais prêt à descendre simplement, mais Marnes voulait faire le Jardin quand même. Il était 14h30 et comme on avait assez de temps, on a décidé d'attaquer le Jardin en retournant tout le flanc est. Le sentier commençait assez spectaculaire en arrêtant tout à coup et il n'y avait que des flèches qui indiquent en haut par un mur rocheux mais pas trop raide. Après ce passage d'escalade facile suivait une courte traversée et encore cul de sac avec des flèches qui montrent vers le ciel, mais cette fois plus raide quand même facile parce qu'il y avait plein des gros pas et bonnes prises. Arrivée au sommet du Jardin le sentier descend et mène au sangle fameux, qui est en fait assez larges et peu spectaculaire sauf sur 100m qui sont reproduits sur les photos dans les guides de randonnée. Les autres parties sont plutôt cachées et on voit pas vraiment qu'on se trouve au milieu d'une paroi à pic - mais pourtant dangereux, il ne faut jamais faire gaffe. On a rejoint le point où on a raté le chemin et en fait ils ne nous manquaient que 30m. Les nuages devenaient de plus en plus gris et noirs, donc on est descendu vite en passant le rocher miraculeux de la Folatière et la cabane et contourné la montagne côté sud en montant et descendant au Habert. Vers 16h il y avait de monde qui s'amusaient du tir à l'arc. On a pris un dernier roupillon avant la descente rapide au Sappey. j'ai récupéré ma casque de vélo que j'ai apporté involontairement et donc déposé en accrochant à un arbre pendant la montée. Étant content d'une belle journée aventureuse on a pris le bus à 17h40 à Grenoble. Un quart d'heure après l'arrivée chez moi, il a commencé à pleuvoir avec orage. Plus tard on a terminé la journée en mangeant ensemble chez moi.


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